Popping

Le popping ou electric boogaloo ou encore smurf est une danse popularisée par le groupe californien Electric Boogaloos, dont le principe de base est la contraction et la décontraction des muscles en rythme. Le beat transpire à travers les contractions appliquées par le danseur à des moments bien choisis (les claps, les caisses claires…) qui lui permettent de s’approprier la musique.

Le popping, tout comme le locking, est une danse faisant partie des styles funks. En effet, ces danses ont fait leurs premiers pas sur la musique funk vers la fin des années 1970 et les années 1980, lorsque les Electric Boogaloos montraient au monde le style de danse qu’ils venaient d’inventer, notamment à travers des shows télévisés comme Soul Train. Le popping est le style de danse qui correspond le mieux au funk ou G-funk, par leur beat lourd et régulier, mais il ne se limite pas à ces styles de musique. À présent, ce style se danse sur plusieurs autres styles de musiques comme le rap, le hip-hop, le crunk ou le dancehall.

Historique

Officiellement, le popping a été créé aux environs de 1978 par les Electric Boogaloos et en particulier par le fondateur de cette compagnie, Boogaloo Sam. Cependant, une danse extrêmement similaire se dansait déjà dans les rues de San Francisco et d’Oakland depuis le début des années 1970, comme le prouve l’existence de groupes tels que Close Encounter of the Funkiest Kind. Il est donc difficile de savoir précisément qui est à l’origine du popping, dont les mouvements ont été créés puis repris et sans cesse modifiés ou améliorés par des danseurs de rue la plupart du temps anonymes. Par ailleurs, le popping est souvent confondu avec d’autres styles de danse urbaine comme le break dance, une danse new-yorkaise qui se danse au sol alors que le popping est une danse californienne qui se danse debout.

Lors de son arrivée en France au début des années 1980, le popping a pris le nom de « smurf »4,2. D’après Bruce Ykanji, fondateur du championnat de danse Juste debout, le terme « smurf » est une invention purement française5. Ce nom serait tiré de la bande originale américaine du film Les Schtroumpfs (« The Smurfs » aux États-Unis), qui était titré « Let’s Do the Smurf » (« Imitons le Schtroumpf » en français) et dont le clip montre des poppers (danseurs de popping) ; un extrait diffusé au journal télévisé serait à l’origine de la reprise du nom1.

De plus, le public français assimile le terme « smurf » à la danse hip-hop du fait de la popularité de plusieurs titres hip-hop américains joués dans les après-midis dansants animés par DJ Chabin au Bataclan puis à la Grange-aux-Belles à partir de 1982 comme The Smurf de Tyrone Brunson, Smerphies Dance de Spyder-D, Smirfathon U.S.A de Jalil du groupe Whodini ou Smurf For What It’s Worth de The Smurfs6.

Robert Shields

Bien qu’étant un mime et non un danseur, Robert Shields a fortement inspiré le popping. Lui et sa compagne Lorene Yarnell se produisaient dans des spectacles de rue (principalement à Union Square à San Francisco dans les années 1970) durant lesquels ils perfectionnèrent l’art du robot. Shields inspira énormément les danseurs pour son habileté à isoler des parties de son corps, ses blocages et ses séquences d’articulation.

Principe du popping

Le popping repose sur trois principes de base : les hits, l’isolation et les angles.

  • Les hits, ou contractions sont la contraction des muscles du corps en rythme sur des parties clé de la musique. Il faut tenter de trouver les parties clés de la musique afin de pouvoir y placer quelques figures spéciales (ticking par exemple), ou appliquer ses hits correctement (caisse claire, claps, etc).
  • L’isolation provient du robotting, qui comme son nom l’indique est une technique de mime consistant à imiter la gestuelle d’un robot. Il s’agit de pouvoir isoler chaque partie de son corps pour pouvoir l’activer indépendamment des autres afin de créer un certain effet visuel. On retrouve ce principe de base dans de nombreux mouvements tels que le neck-o-flex qui repose sur l’isolation de la tête par rapport au reste du corps.
  • Enfin les angles, surtout mis en pratique dans le tutting, consistent tout simplement à bouger ses membres avec esthétique. De fait, l’effet visuel est plus appréciable lorsque les mouvements sont effectués avec des angles bien choisis.

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